Présentation de la faculté de médecine

Historique

La faculté de médecine de l'université d'Alger compte parmi les plus anciennes institutions universitaires d'Afrique. Fondée en 1857 sous la forme d’une école préparatoire, elle a été élevée au rang d’école supérieure en 1879, avant d’être reconnue comme faculté autonome de médecine et de pharmacie en 1909. Son histoire prestigieuse est liée à la formation d’une élite de pionniers de la science et de la révolution algérienne.

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Les principales étapes historiques de la faculté:

  • • 1857 (École préparatoire) : fondée à la demande de l'Association des médecins d'Alger, elle se limitait à ses débuts à un petit bâtiment situé dans la Casbah.

    1879 (École supérieure) : elle est transformée en école supérieure de médecine et de pharmacie sous la tutelle de la faculté de médecine de l’université de Montpellier (France).
    1887 (inauguration officielle) : le bâtiment historique de la faculté a été officiellement inauguré ; elle comptait alors 278 étudiants, parmi lesquels le premier médecin musulman, « Mohamed El-Saghir Belarbi ».
    1909 (Faculté de médecine et de pharmacie) : la loi portant création de la faculté a été officiellement promulguée, lui permettant de devenir une faculté autonome au sein de l’Université d’Alger.
    Période de la révolution (1954–1962) : la faculté a joué un rôle national de premier plan, ses étudiants et ses professeurs ayant participé à la création de l’Union générale des étudiants musulmans algériens, ainsi qu’à la célèbre grève étudiante du 19 mai 1956.
    Aujourd’hui, la faculté poursuit son parcours académique sous le nom de « Faculté de médecine de l’Université des sciences de la santé (Moudjahid Dr Youssef Al-Khatib) », en tant que l’un des piliers fondamentaux du système de santé en Algérie.

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Personnalités issues de la faculté de médecine


La faculté de médecine de l’Université d’Alger (qui fait aujourd’hui partie de l’Université d’Alger 1 Ben Youssef Ben Khedda et de l’Université des sciences de la santé) a formé de nombreuses personnalités éminentes dans les domaines de la médecine, de la politique et de la littérature, tant au niveau national qu’international, parmi lesquelles :

Elias Zerhouni : scientifique et chercheur médical de renom, il a occupé le poste de directeur des Instituts nationaux de la santé (NIH) aux États-Unis.

Ahmed Taleb El-Ibrahimi : médecin, homme politique et ancien ministre, il a occupé d’importants postes ministériels, notamment ceux de l’Éducation nationale et des Affaires étrangères, et a joué un rôle de premier plan dans l’histoire politique de l’Algérie.

Mohamed El-Saghir Nekkach : médecin, moudjahid et homme politique, il a occupé le poste de ministre de la Santé au sein du premier gouvernement algérien après l’indépendance.

El-Tijani Hadam : médecin et penseur islamique, il a occupé les fonctions de ministre des Affaires religieuses et de doyen de la Grande Mosquée de Paris.

Ben Ouda Ben Zergab : médecin et militant nationaliste, il a rejoint les rangs de la révolution de libération.
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Aperçu des études de médecine en Algérie

Pour être admis dans les facultés de médecine en Algérie, il faut être titulaire d’un baccalauréat avec une bonne moyenne. Les conditions d’admission sont fixées chaque année en fonction des résultats et du nombre de places disponibles, la priorité étant donnée aux filières scientifiques.

Diplôme : être titulaire du baccalauréat.
Filières et priorité : priorité est donnée en premier lieu aux filières Sciences expérimentales et Mathématiques, puis à la filière Technique-Mathématiques.
Moyenne d’admission : la moyenne générale doit être égale ou supérieure au seuil fixé, qui se situe généralement entre 16 et 17 sur 20.
Classement et orientation : l’admission est soumise à la moyenne pondérée (calculée en fonction des notes obtenues dans les matières fondamentales) ou à la moyenne générale, et les places disponibles sont attribuées selon le système d’orientation adopté par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Les études de médecine générale en Algérie durent sept (7) ans après l’obtention du baccalauréat, à l’issue desquelles l’étudiant obtient le diplôme de docteur en médecine générale.
Les études de médecine en Algérie constituent un parcours académique long et rigoureux, qui dure 7 ans pour obtenir le diplôme de « docteur en médecine ». La formation allie théorie et pratique, et exige de la passion, de la discipline et une grande capacité d’adaptation au stress professionnel.
Voici le détail de l’organisation du parcours de formation et des cycles d’études :

Le cursus se divise en deux cycles principaux s’étalant sur 7 ans :
1. La phase préclinique (les trois premières années) :
• Elle est axée sur les sciences fondamentales (anatomie, physiologie, pathologie et biochimie).
• Le programme est essentiellement théorique, les périodes de stage en milieu hospitalier s’intensifiant progressivement.
2. La phase clinique (4e, 5e et 6e années) :
• Elle s’articule autour des sciences cliniques et de la formation sur le terrain (pathologie, chirurgie, pédiatrie, gynécologie et obstétrique).
• L’étudiant passe de longues périodes en gardes et en stages hospitaliers.
3. Année d’internat (septième année) :
• Elle est connue sous le nom d’« Internat ».
• L’étudiant exerce en tant que « médecin stagiaire » et doit effectuer 4 stages fondamentaux (médecine générale, pédiatrie, chirurgie et obstétrique) d’une durée de 3 mois chacun.
Spécialisation médicale (résidence)
• Après avoir terminé avec succès les sept années d’études et réussi le concours d’internat (Résidat), le médecin peut intégrer la formation spécialisée.
• La durée de l’internat varie entre 4 et 5 ans, selon la spécialité choisie